Prévention des violences sexuelles

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Savoir...

Il est urgent que vous sachiez ! Vous ignorez souvent tout de la sexualité de vos enfants, de vos ados... Et de ce à quoi ils sont confrontés...

Aujourd'hui les pratiques sexuelles se radicalisent. Elles deviennent de plus en plus « trash », avec toutes les infractions et les drames que cela peut entraîner !
Pour l'exemple, certaines soirées étudiantes sont à la limite de l'orgie. D'ailleurs l'alcool et parfois la drogue sont souvent là pour aider à lever les inhibitions et oser franchir le pas. Pour certains jeunes, avoir recours à une sexualité débridée et s'adonner à la débauche se banalisent complètement. Il arrive même de plus en plus fréquemment qu'ils se filment en action et qu'ils le diffusent auprès des copains comme un trophée. Exit le respect et l'amour d'autrui, seul compte « l'exploit ». Il y a une véritable explosion des plaintes à ce sujet. Dans certains milieux, les garçons n'imaginent même pas qu'une fille puisse ne pas vouloir. Si elle déclare qu'elle n'est pas d'accord, ce n'est pas vraiment le cas et il suffit d'insister et de se servir. Les propos recueillis sont alors hallucinants : « De toute façon elles aiment ça, ce sont toutes des salopes ». Pour d'autres, même consenties les relations sexuelles sont systématiquement accompagnées de violences. C'est devenu une norme. Pour eux, il ne s'agit que d'un acte de soumission de l'un sur l'autre. La femme devient de plus en plus un défouloir et une denrée consommable. Et malheureusement de nombreuses jeunes filles l'acceptent également comme étant naturel.
Aujourd'hui, la plupart des jeunes ne trouvent pas choquant d'exhiber ses parties génitales ou sa poitrine devant une webcam à l'attention d'un futur prétendant. C'est de la consommation pure et simple à l'exclusion de tout sentiment. Vous seriez affolés si vous aviez connaissance de la moitié ce qui peut se transmettre entre vos enfants via les blogs, msn ou autres réseaux sociaux.

Bien sûr cela ne concerne pas tout le monde, mais un nombre croissant de nos jeunes y adhèrent... dans tous les milieux sociaux. Malheureusement les ados ne s'épanouissent généralement pas dans ce type de sexualité, mais certains d'entre eux ne connaissent que ça...


Internet

Mais comment en est on arrivé là ? Il serait sans doute trop simple de rejeter tout le mal sur un seul fautif, mais il est certain qu'Internet cause des dégâts considérables à ce sujet.
Internet est un média fantastique que maîtrise parfaitement la nouvelle génération. Cependant il est édifiant de constater qu'en France plus de 50 % des connections au web seraient à destination de sites pornographiques. Le vrai drame c'est que nos jeunes s'éduquent avec cela et qu'il considèrent comme une norme ce qu'ils ont vu !

Il est parfaitement naturel que les adolescents s'intéressent activement à la sexualité. Comme pour tous les renseignements dont ils ont besoin, ils vont aller chercher l'information sur Internet et se retrouveront confrontés aux vidéos pornographiques. Ce qui auparavant était confidentiel est dorénavant accessible à tous, en abondance et avec une facilité déconcertante. Le problème, c'est qu'en l'absence d'autres références les jeunes vont prendre pour argent comptant ce qu'ils verront. Malheureusement ces films sont souvent de plus en plus violents et dégradants envers les femmes. Quand il ne s'agit pas dans certains cas de véritables viols (il suffit de regarder la tête que font certaines « actrices » pour s'en convaincre). Le mineur qui ne connait rien à la sexualité va s'instruire avec ces vidéos et n'aura pas forcément le recul nécessaire pour comprendre qu'il s'agit là de pratiques hors normes et souvent extrêmes...
Le résultat est malheureusement clair et connu... Dans la majorité des procédures judiciaires ouvertes pour des infractions à caractère sexuel (que ce soit sur des victimes mineures ou sur des majeures), les auteurs, jeunes ou moins jeunes, sont souvent « gavés » de pornographie sur Internet... Il est probable que sans le web, de nombreux passages à l'acte seraient évités en l'absence de stimulation incessante des agresseurs.

Vous pensez être bien protégés ? Vous avez pris toutes les dipositions nécessaires pour installer un contrôle parental efficace ? Votre ordinateur est installé dans le salon à la vue de tous ? Ne vous faites pas de soucis pour vos enfants... Au jour d'aujourd'hui il existe de très beaux téléphones portables avec une excellente qualité d'image. Et que croyez vous que les collègiens enregistrent dessus pour montrer à leurs copains ? Le « monde fabuleux des Bisounours » ? Malheureusement vous ne pouvez pas y échapper ! Vous ne pouvez que reculer le moment où vos enfants auront accès à la pornographie et limiter ce qu'ils verront (ce qui est déjà beaucoup). Sachez que dès la classe de cinquième, y compris en milieu rural, la quasi totalité des élèves a déjà été confrontée à de telles images, quand ce n'est pas beaucoup plus tôt. Pour l'exemple, et même si cela reste encore isolé, les services de police sont dorénavant amenés à traiter des actes sexuels (notamment fellation ou cunnilingus) commis par des enfants scolarisés en primaire... Et comment ces enfants en sont ils arrivés là ? Ils l'ont inventé ? Ils en ont ressenti le besoin ? Non, ils l'ont vu ! Voire pire car certains l'ont carrément subi... Et comme une petite fille l'expliquait très bien : « tout le monde fait ça ! »


Pour l'exemple voici un article de presse édifiant (cliquer) parmi tant d'autres démontrant que le problème est partout le même et nous concerne tous. Avec une telle "éducation", il est manifeste que la machine à fabriquer des victimes est en marche... Pour information, cet article a été rédigé après la présente page et conforte malheureusement les propos ci-dessus.

Une seule solution : Informer pour responsabiliser

Alors quelle solution pour vos enfants ? Interdire ? Difficile... A moins de vivre dans une grotte en Ardèche ils passeront outre (même s'il faut quand même tout mettre en oeuvre pour leur éviter au maximun l'accès à de telles vidéos). Ce qu'il faut surtout c'est les informer ! Il est de votre devoir de le faire. Il ne faut pas avoir de tabous dans vos conversations avec eux. Sachez que quoi qu'il arrive ils ont vu ces images. Ne les laissez pas seuls avec ces dernières. Expliquez leur que ce n'est pas naturel. Expliquez leur qu'une femme normalement constituée ne peut pas prendre de plaisir dans la majorité des vidéos qu'ils ont vues. Dites leur que ce sont des actrices qui simulent ou même parfois d'authentiques victimes qui n'ont pas eu le choix de se retrouver à tourner dans de tels films. Expliquez leur qu'en les regardant ils favorisent l'industrie pornographique, qui peut bien sûr être légale, mais également être illégale avec des femmes ou des enfants qui sont de véritables esclaves sexuels. Expliquez leur que les relations intimes entre deux personnes c'est normalement un moment de partage, de tendresse, de confiance et de respect de l'un pour l'autre, ce qui est à l'opposé de ce qu'ils ont pu voir.

Nos jeunes ne sont pas pervers à la base. Lorsque j'interviens dans les collèges et lycées et que j'aborde le sujet, les retours sont toujours très positifs, la plupart y adhèrent pleinement ! Mais malheureusement je suis attristé de voir qu'ils me disent tous la même chose : « C'est la première fois qu'on nous dit ça. ». Evidemment ils ont déjà eu des informations sur la sexualité, mais personne ne leur dit jamais :
« On sait que vous avez déjà regardé de la pornographie. Personne ne vous jette la pierre d'avoir cherché à en voir, ce n'est pas anormal. Mais prenez du recul avec ce que vous avez vu, ce n'est pas une norme... Ce n'est pas la réalité des relations entre l'homme et la femme... Mesdemoiselles, vous n'êtes pas les choses de ces messieurs. Messieurs, respectez ces dames, elles le méritent. ».
Il est primordial que vous leur expliquiez cela ! Je vous assure qu'ils sont contents d'entendre un tel discours, les papiers anonymes que je leur demande de me transmettre à la fin de mes interventions en attestent. Cela les rassure et s'ils en prennent conscience, cela peut leur éviter par la suite de s'enfermer dans une sexualité dans laquelle ils ne se reconnaîtront pas forcément.


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